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Entre-gens

Lien par hasard sur le site: Nouka Maximoff, conteuse rom, était à la une d'entre-gens le 11 avril 2010.

Sur Entre-gens, retrouvez tous ces parcours singuliers qui font la France plurielle : Meryem Kaf (Paris), Aminata Diagne (Paris), Öznur Küçüker (Istanbul, Paris), Rokhaya Diallo (La Courneuve), Klara Boyer-Rossol (Paris), Founé Diarra (Champigny), Fily Keïta (Champigny), Diane Guiéké (La Courneuve), Bakkour Kattan (Nancy), Emebet Gebre-Ab (Le Puy en Velay),Aïcha Kebir (Metz), Özlem Öztürk (Nancy), Zoubida Naïli (Strasbourg), Cléo (Cachan), Gülseren (Istanbul), Gül Ilbay (Metz), Célestine Ondo (Nancy), Zohra Bitan (Thiais), ... et près de 1000 autres visages dans nos pages magazine. 

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Dream team Version imprimable Suggérer par mail
19-08-2010

 VIVEZ L'AVENTURE DU DESERT AVEC MERYEM ET YASMINA !

La vie est parfois plus audacieuse que le rêve. Certains parleront du destin, d'autres de hasard... mais une chose est sûre, c'est qu'en cette soirée "only girl", Mimi (Meryem Kaf) et Yas (Yasmina Guessab) ont été présentées l'une à l'autre, ne se souvenant pas que leur destin les avait déjà fait se rencontrer dans le centre de loisirs de leur enfance au Maroc ! Cela se passait chez Rakia, une amie commune, un dîner entre copines.

                     

Meryem. Rien ne l'arrête. Elle adore l'aventure. Un tremblement de terre ? Elle est la première à se proposer pour couvrir en tant que journaliste. L'occupation de la Palestine par Israel ? Elle parcourt 350 kms à vélo dans le Moyen-Orient pour témoigner. Paris ? "Vivre à l'étranger est pour moi un moyen de retourner au pays mieux armée" dit la journaliste marocaine, baroudeuse et aujourd'hui attachée de communication du pôle arabophone de Audiovisuel Extérieur de la France (AEF).

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Les doigts de l'homme Version imprimable Suggérer par mail
12-08-2010

" Ce qui n'est pas donné ou partagé est perdu" (proverbe tsigane)

L'enfant manouche apprend la musique en regardant ses aînés. Il imite les gestes des musiciens de son entourage. Il reproduit des morceaux entendus sur les terrains. Il glane ainsi les éléments nécessaires à sa progression. Chez les Manouches, il n'y a pas une leçon 1 et une leçon 2. Il y a une imprégnation progressive dans l'imitation des anciens. L'enfant manouche commence par un rythme qu'il devra très vite maîtriser en recherchant d'emblée l'excellence. Pas de droit au balbutiement mais pas de jugement négatif non plus par son entourage. Tout, au contraire, est dans le regard affectueux du groupe. L'enfant mémorise très vite, va jouer devant tous, un, puis deux, puis trois morceaux et il est toujours possible de passer d'un groupe à un autre, car tous partagent le même corpus musical de référence.

         

Et au coeur de ce corpus, à ses racines, il y a Django, l'inoubliable. L'enfant manouche progressera sans solfège, à l'oreille et par improvisation. Le jazz permet toutes les improvisations. La musique est un lien fort qui intègre l'enfant au groupe. La musique est présente au quotidien et bien sûr elle exprime toute sa force dans les fêtes de baptêmes, d'anniversaires, de mariages. Elle s'accompagne de la nourriture généreusement garnie et arrosée pour la foule des personnes présentes. Les orchestres peuvent alors jouer 48 heures sans relâche. La musique est la convivialité.

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Entre femmes Version imprimable Suggérer par mail
26-07-2010

Le porte-jarretelles inspira Eiffel pour dessiner cette tour, emblème de ma ville où les genres se mélangent, où les allures se combinent, ou blanches, noires, asiatiques, banquières, comédiennes, étudiantes se côtoient, échangent, rient, dansent... Et où parfois rien n'invite à être sage qur les quais de Seine ! (Axelle)

                                        

 Femmes en Capitale(s)®, c'est l'autre feuilleton de l'été sur internet, au rythme de près d'un nouveau visage par jour, sur l'idée originale d'Axelle, entremetteuse de talents et profondément amoureuse. Amoureuse de Paris. PARCE QUE PARIS EST DIVERSITE.

               

Depuis le 1er mai 2010, Axelle Jah tire le portrait de Parisiennes d'aujourd'hui.

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La une de la pluralité Version imprimable Suggérer par mail
15-07-2010

 29 août 2010: Simona Jovic, l'âme rom

 

"Je dis mes peines en chantant car chanter c'est pleurer. Je dis mes joies en dansant car danser c'est rire." (chant traditionnel gitan) Depuis le XVème siècle en France, les Tsiganes sont pourchassés. "Ils ont emmené les Roms. Ils ont séparé les enfants des mères, les  femmes des hommes. Ils ont emmené les Roms." (chant traditionnel rom) Et en 2010 encore ! "Ils ont piétiné le violon tsigane. Il est resté de la cendre tsigane le feu la fumée montant au ciel". Dans la longue tradition rom, les femmes chantent les joies, les peines, les hommes dansent, claquant des doigts, des mains sur les jambes, des jambes sur le sol, au rythme lent puis rapide des violons. Simona Jovic est Présidente de l'Association Internationale Humanitaire et culturelle Roms du monde. Mais elle est d'abord danseuse et chanteuse.

La Tsigane a dansé tout l'été: le 21 juin, sur l'Esplanade du Trocadéro avec le groupe libanais Dabket Loubnane, le 26 juin à la Nuit d'Orient 93 avec Orfuzz (danse et musique de Turquie), le 29 juin à la Grande Comédie de Paris accompagnée à la guitare par Malik Ati et aux percussions par Karim Kasmi, le 5 juillet à l'Atelier International de danses roms à Paris... Simona Jovic  donne des cours de danse rom au Marais (Paris) et anime des stages un peu partout en France et dans le monde (en Inde, au Mexique, au Brésil, au Canada, en Italie, en Belgique,...). De père rom serbe et de mère tchèque, elle est habituée depuis toujours au mouvement, aux langues et cultures différentes, elle a commencé à chanter dés l'âge de 5 ans, elle a été la première, et peut-être la seule, à danser dans l'enceinte du Conseil de l'Europe, devant l'assemblée réunie.

Simona touche un peu à toutes les musiques et danses qui vont du Rajasthan aux Balkans en passant par l'Afghanistan et la Mer Noire. Le week-end prochain (3 et 4 septembre 2010), Simona Jovic sera à Argein dans l'Ariège. Argein, 150 habitants en temps normal, plus de 2000 personnes pendant le festival Kumpania, rencontre internationale des cultures balkaniques. Simona Jovic a passé son enfance entre le Monténégro et le Danube. Elle vit maintenant à Paris mais en vraie nomade parcourt le monde avec son art.  A Argein, elle va animer un stage de danse rom et proposer à ses élèves d'un jour de vibrer à l'âme des Balkans. Elle adore ce festival :  "à ne pas manquer, dans la nature, simple, festif, pas cher, avec une super programmation", dit l'artiste. La seule chose qui reste au peuple rom, c'est la danse.

 Relire également sur entre-gens: La une du 21 février 2010: Tony Gatlif et les oubliés de la mémoire, et La une du 14 février 2010: Rona Hartner, Tous les chemins mènent aux Roms

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Romans de vie en Romandie Version imprimable Suggérer par mail
12-07-2010

 avec nos remerciements à Irena Guidikova, Direction de la Culture et du Patrimoine naturel et culturel du Conseil de l'Europe, qui nous a permis de connaître le travail de Valérie.

Les mots de Valérie Kernen disent son amour des gens. Depuis huit ans, à Neuchâtel, elle dresse les portraits de ces personnes "vivant ici et venant d'ailleurs" . Tous les mois, elle retrace le parcours d'un homme ou d'une femme qu'elle présente dans la presse régionale. La journaliste indépendante a ainsi déjà réalisé près d'une centaine de portraits, a publié un livre "Regards d'ailleurs" et monté une exposition. La "femme aux semelles de vent" avait eu cette idée dans un hamac en Amazonie !

                                    

     Valérie Kernen (photo Stefano Iori)

"Pourquoi m'interviewer moi ? Vous n'avez trouvé personne de plus intéressant !" demande Véra en souriant. La modestie de cette femme originaire de Serbie est sincère, même si son parcours n'a rien de banal... Véra se raconte à Valérie Kernen. Elle dit son enfance dans cette campagne pauvre où l'on parle un patois roumain, l'absence du père, son premier départ pour Vienne où la jeune fille à la longue chevelure noire croyait pouvoir devenir coiffeuse, puis son arrivée en Suisse deux mois avant le déclenchement de la guerre dans l'ex-Yougoslavie, l'impossible retour, les emplois "au noir" de fille au pair, la fuite d'un hôtel où "ça sentait le réseau de prostitution",  sa rencontre avec Michel, un Français vivant en Suisse, le voyage de noces dans une Serbie détruite et misérable, la naissance de sa fille... "La Suisse, un véritable paradis au coeur de l'Europe ! je n'ai pas été déçue", conclut Véra.

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