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 Le fait du jour : "L'islam de France" dans la tourmente. Tous les jours sur Entre-gens, la une de la pluralité. Retrouvez sur ce portail de portraits tous ces parcours singuliers qui font la France plurielle. Toutes et tous sont des diamants à multiples facettes. Le site est citoyen et associatif (voir Qui sommes-nous ?), conçu pour changer quelques idées reçues sur l'immigration et offrir des coups de pouce aux talents de la diversité.

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D'ici et d'ailleurs Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-05-2008

Pour Lucine, 9 ans, qui fait découvrir de nombreux(ses) artistes à son père et qui lui dit souvent : "tu pourrais en parler sur ton site !"

Il y a une vie avant et après la télé-réalité (avec les paroles des chansons D'ici et d'ailleurs, Sheryfa Luna,  et Femme d'aujourd'hui, Sofia Essaïdi).

" J'ai besoin de me connaître J'ai besoin de savoir d'où je viens Et pour tenir les mots et les gestes Et les rituels qui me rattachent aux miens." Chérifa Babouche a été apprentie coiffeuse à Evreux. Son père est kabyle. Sa mère est française. Elle a sept frères et soeurs. "Moi je me sens solitaire Je me raccroche aux valeurs de mes gens Mes parents dont je suis fière Qui m'ont fait métisse et différente". Sa petite soeur s'appelle Luna. Tout le monde chante dans la famille et il y a même un studio d'enregistrement dans la maison familiale pour le groupe qu'ils ont constitué. "Je suis d'ici et d'ailleurs... on peut lire dans mes empreintes Tout ce que les épreuves m'ont appris..." Chérifa est née le 25 janvier 1989. Elle a vu mourir devant ses yeux son petit frère d'une rupture d'anévrisme, à l'âge de neuf ans. Elle le raconte dans Au revoir. "Emmène moi là-bas où sont mes racines Une partie de moi a du mal à vivre..."

                              

Chérifa Babouche est chanteuse. Elle s'est choisie un nom de scène. Ce sera Sheryfa Luna...

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BDM TV, ça déchire ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
03-05-2008

Moteur, ça tourne ! Dés cette semaine, sur le Canal 21 de la TNT en Ile-de-France, la chaîne de la diversité, une chaîne qui vous ressemble et vous rassemble, diffuse ses toutes premières émissions le matin, avant de mettre en place une programmation complète à la rentrée de septembre. BDM TV, c'est son nom - ce qui veut dire Banlieue Diversité Médias, mais n'est pas sans rappeler Banlieues du monde, à l'origine du projet - ce sont quelques émissions-phares d'ores et déjà diffusées ou annoncées : Energies positives, Diasporama, Cours toujours, Oriental Style,...    

 Ibrahim Keïta Sorel, président de Banlieues du Monde et de la Coordination des Associations Guinéennes de France, présente BDM TV comme la chaîne des quartiers qui bougent et du métissage. En lien: la bande-annonce de BDM TV

 Founé Diarra (notre portrait de mars) et Massaï Production sont d'ores et déjà très investis dans ce projet et Founé a le plaisir de présenter en exclusivité sa programmation aux intergènes (les visiteurs et amis d'Entre-gens). Lien : www.myspace.com/massaiproduction

Bonne chance à BDM TV.

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Laura devant son miroir Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
01-05-2008

Voici notre troisième et dernier volet du triptyque danse orientale avec notre choix d'offrir un coup de pouce à Laura, pour que cette jeune Ardennaise puisse enfin accéder à sa passion... grâce à vous !      

              

  "La danse est devenue un univers à part entière dans mon coeur"

Si Laura Barray, ardennaise, n'a aucune origine orientale, elle se passionne pour les cultures de l'Orient, et en particulier pour la danse, que malheureusement, par manque de temps et surtout de moyens, elle doit pratiquer seule, chez elle, devant son miroir.

C'est par son idole, Shakira, qu'elle est arrivée à cette passion.

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La une de la pluralité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
29-04-2008

  10 mai 2008: Spôjmaï Zariâb

Son prénom signifie "pleine lune". Spôjmaï Zariâb vit à Paris avec son mari Rahnaward - qui l'a rejointe en exil en 1994 - et ses trois filles - la plus jeune est née en France. Elle est elle-même née en 1949 à Kaboul. C'est à son père, antiquaire, qu'elle doit son amour de la littérature. Il avait une grande fascination pour le côté héroïque de la France sous l'occupation nazie. Quand elle a eu six ans, elle a été inscrite au lycée franco-afghan de jeunes filles de Malalaï à Kaboul. Si le lycée franco-afghan de garçons de Kaboul (Esteqlal) a été créé en 1923, il a fallu attendre 1950 pour que puisse ouvrir Malalaï, le lycée de filles. Les deux lycées ont formé plusieurs générations de l'élité afghane avant d'être "défrancisés" après l'invasion soviétique. Le régime des talibans a ensuite fermé le lycée de filles et profondément "islamisé" le lycée de garçons. Les deux lycées ont été réouverts en 2002. Spôjmaï Zariâb a eu le privilège de grandir sous un régime libéral. En 1959, elle avait dix ans quand le port obligatoire du voile a été aboli. Elle fait partie de la première génération afghane qui n'a pas eu à porter la burqa. Les femmes ont obtenu le droit de vote en 1964. Elles pouvaient s'inscrire à l'Université, travailler. Spôjmaï a enseigné pendant 17 ans le français à Kaboul et travaillait comme interprète-traductrice pour l'Ambassade de France. En 1990, quand les bombardements répétés ont mis sa vie et celle de ses deux filles en danger, elles se sont installées à Montpellier. Lectrice vorace, c'est tout naturellement qu'elle a commencé elle-même à écrire. Elle a eu la chance de grandir dans une période où la littérature du monde entier était disponible à Kaboul. Elle a dévoré tous les grands auteurs français: Molière, Balzac, Lamartine, Victor Hugo, Proust, Sartre... Spôjmaï Zariâb a commencé à écrire à l'âge de 17 ans. Elle écrit principalement des nouvelles, un genre qui lui convient bien. Bien que ses nouvelles tournent autour des thèmes de la guerre, de la condition féminine, son véritable engagement est celui des valeurs de l'universel et de l'humain.  

 Articles en lien : Le courrier de l'UNESCO, mars 2001 et Le courrier de l'UNESCO, février 2008

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Un génie très civil Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
26-04-2008

 Arrivé en France à l'âge de 21 ans, venant de sa Syrie natale, il est naturalisé depuis 15 ans. Son épouse est d'origine marocaine. Tous ses enfants sont nés ici. Du 30 avril au 12 mai 2008, Bakkour Kattan ne sera pas dans sa boutique de photocopies du boulevard Charlemagne à Nancy. Il sera au Concours Lépine à Paris, dont il est maintenant un habitué avec ses quelques 300 créations. Car Bakkour Kattan est aussi, et peut-être surtout, un génial inventeur.

 au Concours Lépine du 30 avril au 12 mai 2008

Tous les habitants du quartier (on pourrait même presque dire de la ville) connaissent Bakkour Kattan, sa serviabilité, son humeur toujours égale, son humour aussi. Les personnes âgées qui arrivent dans sa boutique de photocopies, il les accueille chaleureusement en leur disant : "Bonjour la jeunesse !". Une dame de plus de 80 ans entre dans le magasin. Il se précipite pour l'aider à grimper les deux marches et lui tend une chaise pour s'asseoir. Un monsieur, d'un certain âge lui aussi, la suit : "Bonjour Lépine, comment ça va ?". Il engage la conversation, sur tout et sur rien. On parle de Paul Bocuse. Puis une dame, genre artiste, arrive, très préoccupée par les quelques photocopies qu'elle devait faire, avec des agrandissements, des recto-verso. Bakkour est très prévenant avec tout le monde. Une jeune étudiante vient de finir ses copies. Elle s'apprête à sortir. Il lui fait délicatement la bise. Les étudiants, nombreux dans ce quartier où siège le CROUS, passent là pour faire quelques photocopies et un brin de causette. On ne lâche souvent en sortant d'ici que quelques centimes d'euro. Pas cher le service et le bon temps passé !

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